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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 04:31

 

 

                                        raffinerie-de-nuit.jpg

 

L'histoire tourmentée des Petroplus s'est enrichie hier d'une nouvelle page pour le moins inattendue. Contre toute attente et, au moment même où les salariés négocient un PSE (Plan de Sauvegarde de l'Emploi) qui symbolyse la fin de la raffinerie historique de Petit-Couronne, les administrateurs judiciaires ont donc jugé recevable deux dossiers dont un complet, celui de l'eternel prétendant NETOIL qui s'était fait connaitre dès le printemps 2012.


                                         Yvon-Scornet-copie-1.jpg 

 

"J'ai mal au ventre" déclarait Yvon Scornet quelques minutes avant d'entrer au CE extraordinaire qui devait révéler aux syndicats si au moins un des quatre dossiers déposés vendredi (29 mars)  était recevable. Il ajoute que "la tension est palpable sur le site". J'ajouterai pour ma part qu'il est très en dessous de la vérité. Les salariés encore présents sont au bout du bout, au bout de l'acceptable, au bout de leurs forces qui pourtant étaient grandes. Mais dès 550 originels, près d'une centaine est à ce jour parti, ailleurs pour oublier ou pour toujours, minés par une lutte souvent inégale. Pour les 450 restants, ils s'interrogent chaque jour à savoir qui sera le prochain. Et pourtant, j'admire leur calme et leur retenue tout au long de ces 15 mois de combats quotidiens. Jamais un débordement, jamais un dérapage là où bien des hommes auraient craqués, où les possibilités évidentes d'enflammer le conflit étaient présentes physiquement. Ils sont là fiers et debouts, survivants d'une histoire qui n'est déjà plus uniquement la leur et qui restera quoiqu'il advienne dans les mémoires haut-normandes.

 

                          Les-550-3.jpg

 

 

A quelques jours de l'épilogue de cette incroyable l'histoire, on sait donc depuis hier (2 avril) qu'il y aura un dernier acte d'ici au 16 avril, date limite de la poursuite d'activité, et une seule scène, le désormais celèbre tribunal de commerce de Rouen où tous les salariés mais aussi toute une ville et son agglomération répondront présents avec pour chacun d'eux, niché au fond de leur esprit, l'espoir que tout cela ne soit pas pas vain et que les juges octroieront une nouvelle chance à ce site emblématique de l'industrie locale.

 

                             tribunal-de-commerce-Rouen.jpg

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Olivier MOURET - dans Rouen
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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 04:37

 

                                 JLM nostalgie

 

Jean-Luc Melenchon est mort. En tout cas, celui qui animait en son temps avec tant de vigueur la gauche du parti socialiste n'est plus que l'ombre de lui-même: le bretteur émérite est aujourd'hui un querelleur enragé.

 



Le congrès de Bordeaux du parti de Gauche vient de  marquer un ultime tournant car les propos tenus par Jean-Luc et par certains dirigeants sont d'une telle outrance qu'ils occultent les messages pourtant essentiels délivrés par les militants et, plongent au passage nos camarades communistes dans la perplexité voir l'inquiétude. Son interview mardi matin à la matinale de France Inter s'est soldé par une longue diatribe anti-systèmes vociférée sur un ton péremptoire, qui font que les mots deviennent vides de tous sens tant la manière dont ils sont prononcés les rend inaudibles.

 

 

                                              JLM

 



Le premier tournant de cette dérive dont on ne connaît pas aujourd'hui l'issue, s'est produit alors que Jean-Luc était arrivé au sommet de ses espoirs: être reconnu, peser sur les débats. En effet, en franchissant allègrement les 10% lors de la présidentielle, Jean-Luc était enfin rentré au rayon des poids lourds de la politique, mais sa décision téméraire voir suicidaire d'aller ferrailler face à Marine Le Pen à Henin-Beaumont  ressemble à un péché d'orgueil digne de la chevalerie française à la bataille d'Azincourt.... Cette décision restera incompréhensible aux yeux d'une opinion qui lui voyait alors en lui l'assurance d'une gauche forte dans le processus du changement tant souhaité.

 



Blessé par cette désillusion électorale, il poursuit son lent isolement construisant chaque jour un mur entre lui même et ses anciens camarades. Ainsi, il tape dur quotidiennement et avec un plaisir manifeste sur ses anciens amis socialistes, mêlant sa voix aux sirènes démagogiques de la Droite au lieu de les dénoncer. Agissant ainsi, il parie sur les échecs à venir pour valider ses thèses. Tél un ancien fumeur qui pourchasserait le crapoteur occasionnel au fond des toiletteś, il poursuit de son invective le cousin socialo depuis qu'il ne vient plus aux réunions de famille.


 

Et si l'obscur Mister Méluche redevenait le flamboyant monsieur Mélenchon !


 

                      JLM2.jpg                   

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 06:50

 

            Communiqué du Parti Socialiste Poing et rose

 

MP-de-la-Gontrie.jpg        Marie-Pierre de la Gontrie,

Secrétaire nationale aux libertés publiques et à la justice

Matthias-Fekl.jpg          Matthias Fekl,

Secrétaire national aux institutions, à la réforme et à la modernisation de l’Etat

 

 

Affaire Sarkozy/Bettencourt : intimidation ? Nervosité ? La droite met à mal l’indépendance de la justice

 

La mise en examen par 3 juges indépendants de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, soulève à droite une avalanche de réactions inacceptables et  irresponsables.

 

Tout en rappelant la présomption d'innocence de Nicolas Sarkozy, nous condamnons les attaques de la droite qui, comme à son habitude, met en cause la compétence et l’intégrité des magistrats mais aussi l’indépendance de la justice. Elle continue à considérer les magistrats comme des "petits pois" selon la formule de Nicolas Sarkozy, au mépris de nos institutions républicaines.

 

En accusant le juge d’instruction de « déshonorer la justice », Henri Guaino met gravement en cause le fonctionnement de nos institutions, et compromet le travail de la justice pourtant seule à même d’établir l’innocence proclamée de Nicolas Sarkozy.

 

François Hollande s’était engagé à mettre fin aux instructions au parquet dans les affaires individuelles, engagement mis en œuvre dès la circulaire de politique pénale de Christiane Taubira du 19 septembre 2012, et qui sera traduit dans le projet de loi relatif aux relations chancellerie parquet qui sera présenté mercredi en Conseil des ministres.

 

L’ouverture cette semaine par le parquet de Paris d’une information judiciaire pouvant viser un ministre en exercice suffit à démontrer que le gouvernement respecte cet engagement, et laisse  la justice suivre son cours dans le respect de nos institutions .

 

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Olivier MOURET - dans PS
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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 05:43

 

                                     Borloo-a-Rouen.jpg

 

Jean-Jouis Borloo était en Normandie la semaine dernière et, il a donné de nombreuses interviews où sous un air goguenard, il assenait entre autre l'ancrage historique des centristes dans notre région et la nécessité d'une alternance pour les bienfaits de la démocratie et de son parti.

 


Passons donc sur ce discours de pré-campagne débuté jeudi dernier à Rouen sur les terres du Roi-Jean, où flanqué de l'inénarrable Hervé Morin," l'homme du débarquement", Borloo tentait de raviver la flamme des baronnets locaux afin de les préparer à l'abordage des citadelles locales. Car, si je prends la plume pour parler de ce triste sire dont le passé glorieux s'éloigne un peu plus d'avantage; si je prends la plume disais-je, cela fait suite à ses propos sur Rouen qui "a besoin d'être réveillée": la rigolade ! Où bien Borloo  tel la Belle au bois dormant vient de passer quelques années dans un épais brouillard, où bien il donne dans la dérision absolue en surfant sur le surnom donnée à notre ville après le règne de Jean Lecanuet à savoir "Rouen, la belle endormie".

 


Ensuite, lors de son passage à la télévision locale qui ne restera pas dans les anales mais qui contribuera à renforcer l'idée d'un attrait à une certaine addiction, Borloo expliqua les remèdes nécessaires au réveil envisagé pour notre cité: construction du TGV paris-Le Havre, développement de l'axe Seine et surtout, il affirma avec un certain culot que la première décision à prendre est la construction du contournement EST. Les bras m'en sont tombés. Affirmer cette nécessité en n'ayant strictement rien fait pour faire avancer ce projet du temps où il était le ministre en responsabilité de ces dossiers est assez osé. De plus, je me souviens des propos de ce même Borloo lors de l'inauguration du Pont Flaubert, où en réponse aux interpellations conjuguées de Laurent Fabius, Didier Marie et Alain Le Vern au sujet de cette rocade devenue arlésienne, il avait évoqué des réticences locales (celles de Verts et la fameuse violette de Rouen) pour repousser siné die un contournement que 90% des habitants de l'agglomération réclament, et qui nous rendrait bien service dans la situation particulière créée depuis la fermeture du Pont Mathilde.

 


Enfin, il conclut son show par le fait que Rouen ayant été par le passé une ville centriste, il serait somme toute normale qu'on lui laisse à lui et ses amis diriger quelque chose dans ce pays, partager quoi... allez un bon geste, laissez nous un morceau.... allez, si vous topez, je vous paie le coup...d'accord, c'est ma tournée! Triste Clown!

 

                              Clown-triste.jpg

 

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19 mars 2013 2 19 /03 /mars /2013 06:37

 

                                                 Non-au-MEDEF.jpg

 

 

Plusieurs responsables socialistes départements et élus locaux lancent un appel "pour renforcer les droits des salariés" et afficher "un Non socialiste au Medef".

Dans leur texte ils appellent à amender le projet de loi sur la sécurisation de l’emploi en listant les 6 points essentiels à leurs yeux (mobilité, CDI, refus des accords emploi/compétitivité, droits contre les licenciements économiques, maintien de la hiérarchie des normes, recours au juge civil et prud’hommal …).

Ils rappellent les attentes qui ont porté la gauche au pouvoir et appellent à y répondre. Ils en soulignent l’urgence pour les salariés et « pour la gauche aussi » en concluant « il n’y a rien de plus urgent quand on est socialiste ».

Vous pouvez signer ce texte sur le site : http://nonsocialisteaumedef.tumblr.com/

Ce matin (19 mars), plus de 400 responsables socialistes locaux dans plus de 30 départements ont signé ce texte.
Premiers signataires
 
Olivier Mouret BF 76 – maire-adjoint de Rouen
Valérie Auvray BF 76 – conseillère régionale Hte Normandie
Nicolas Vincent CF 76 – secrétaire section Pavilly
Christophe Courcoux BF 76 – Fécamp
Jean Claude Branchereau BF 76 – Sotteville-lès-Rouen
Patrick Giraud – maire adjoint Le Trait
Philippe Lavergne – maire adjoint Maromme
Laurent Demare – maire adjoint Fécamp
Jacky Héloury – conseiller général – maire de Néville
Michael Mathieu – conseiller municipal délégué Fécamp
 
Antoine Tredez,  Christophe Pouliquen, Jacques Bennetot …
Les membres du Bureau National du PS
Emmanuel Maurel, Marie-Noëlle Lienemann, Gérard Filoche, Marianne Louis, Jérôme Guedj, Julien Dray, Jean-François Thomas, Anne Ferreira, Jonathan Munoz
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Olivier MOURET - dans PS
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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 06:37

                                    logmt-social.jpg 

 

Il y a quelques semaines, je publiais ici une tribune intitulée: Logement social: la TVA à taux réduit, c'est urgent ! sur la nécessité d'appliquer la TVA la plus réduite sur le logement social. Je crois pouvoir affirmer, aujourd'hui, que cet appel relayé par un grand nombre d'acteurs du secteur, d'associations, d'élus et de nombreux citoyens, est en passe d'aboutir.

 


Dans le cadre de son plan d'urgence sur le logement qui sera dévoilé le 20 mars, le gouvernement prévoit de réduire le taux de TVA sur le logement social de 7% à 5%, TVA réduite appliquée sur la construction de logements sociaux à compter du 1er janvier 2014. En effet, dans le cadre de la refonte des taux de TVA, elle menaçait de passer à 10%, mais de nombreux professionnels de la construction et les acteurs du logement social s’étaient élevés contre cette idée de relèvement de taux. Ils avaient soulignés les effets néfastes d’une telle action sur le secteur de la construction de logement sociaux, touché par la crise et qui compte une forte main d’oeuvre.

 


 

François Hollande a affirmé qu'il s'agissait d'une mesure anti-crise essentielle afin d'inverser la courbe du chômage dans l’année. Le président s’est aussi engagé à faire construire 500 000 logements neufs par an, dont 150 000 logements sociaux. Dans la tribune du mois dernier, les députés socialistes, écologistes et communistes Pierre Laurent, Marie-Noëlle Lienemann et Jean-Vincent Placé affirmaient: "La reprise de la construction de logements, particulièrement dans le secteur HLM, ne pourra s’effectuer sans un coup d’accélérateur majeur et un taux de TVA réduit reconnaissant sa participation à la satisfaction d’un besoin de première nécessité" et poursuivaient par:"C’est une mesure anti-crise essentielle, en raison de ses effets sur la régulation des prix, la reconquête du pouvoir d’achat et la création d’emplois durables et non délocalisables. C’est aussi un soutien aux entreprises du bâtiment".

 

 

Leur appel a été manifestement entendu jusque dans les termes employés

 


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Olivier MOURET - dans Logement
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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 06:30

 

 

                                          Parisot-copie-1.jpg

 

 

Le premier coup de semonce (journée de mobilisation du 5 mars) contre les accords du 11 janvier dernier aura eu le mérite de poser sur la table les points qui font polémique et qui révoltent bon nombre de syndicalistes, de spécialistes du code du travail, d'élus ou de simples citoyens


                                                     IMG-20130305-00335

                                                       manifestation du 5 mars à Rouen

 

"Touche pas à mon ANI" est le leitmotiv de Laurence Parisot. Elle le brandit à tout bout de champ, faisant de cet accord son bâton de maréchal, la clé de sa réélection à  la tête du mouvement patronal. Deux mois après, elle n'en revient toujours pas: les deux oreilles et la queue dans la même journée. Car les trois syndicats qui ont finalement validé ce texte, l'auront fait au mot près du texte négocié sous le gouvernement Fillon: seul le titre a changé, les accords "compétitivité-emploi” sont devenus des accords "sur la sécurisation de l’emploi", pour le reste tout est conforme. Trop heureuse d'avoir décrocher son graal, Parisot enfonce le clou en menaçant de graves conséquences (lesquelles ?)  les parlementaires et le gouvernement si le texte de loi n'est pas à la virgule celui de l'accord signé.


 

En attendant, le travail qui attend nos députés se fera sous l'oeil attentif de tous les salariés français qui souhaitent que chacun prenne ses responsabilités, en amendant un texte qui devra consolider les droits des salariés et renforcer les protections collectives, qui devra rétablir le Code du travail comme base minimale, et qui devra surtout mettre place un contrôle des entreprises afin de mesurer la réalité de leur difficultés et d'envisager alors des mesures d'assouplissement temporaires et encadrés.


 

C'est à nous socialistes qu'incombe cette tache car la gauche a été élue pour s'attaquer à la crise, faire reculer le chômage et la précarité du travail, interdire les licenciements boursiers, permettre la reprise d'entreprises vouées à la délocalisation ou à la fermeture. Ce sont des lois protectrices qui sont attendues et rien d'autre. Il y a urgence pour les salariés, il y a urgence pour la gauche aussi.


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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 06:14

 

                                                    Manipulation.jpg

 

 

"On refait le monde"....."On n'est pas dupe"......"Aujourd'hui, c'est demain"...sont les titres-slogans d'un nouveau paradigme médiatique qui s'appuie sur une ligne simple: "toute action politique est vouée à l'échec"

 


A chaque annonce politique, sociale ou sociétale, les grands médias, servicepublic en tête, s'engouffrent dans la désinformation la plus complète en livrant leur vision anticipée de chaque dossier, exposée sous l'angle le plus percutant possible dans l'idée de faire réagir auditeurs et téléspectateurs qui s'empressent de dire tout le mal qu'ils pensent du sujet; dossier étayé par un  micro-trottoir improvisé où chacun se contredit au passage ce qui est en soi logique au regard du manque d'informations initiales sur les sujets qui doivent faire le buzz du jour.

 

 

Prenons l'exemple des retraites: depuis le lancement officiel par le gouvernement d'une nouvelle phase de concertation sur ce sujet récurrent par principe, on nous abreuve de solutions clés en main pour réduire le trou de la branche vieillesse: le gouvernement va faire ci, il ne ne peut pas revenir sur cela et.... la reforme pénalisera ceux-ci au détriment de ceux-là et de toute façon cela ne suffira pas.. et la crise et... les vieux et.... le chômage et ....on ferait mieux de rien décider.  Si c'est pour faire pire que ce qui existe déjà et puis si rien n'est fait, à quoi cela sert d'avoir promis le changement et si le gouvernement  touche aux pensions, il sera sanctionné aux prochaines élections et...cerise sur le gâteau: on vous amène Lenglet sur le plateau qui avec ses graphiques, en fait toujours le même, sauf qu'il est parfois à l'envers en fonction du sujet  à savoir hausse ou baisse de quoi ce soit...Lenglet donc qui vous démontre avec ses mots savants que l'alpha et l'omega de toute politique aujourd'hui: c'est la COMPETITIVITE  et que tout le reste est à jeter aux chiens, aux poubelles de l'histoire avant même d'avoir essayé.

 

 

Toute cette logorrhée quotidienne vise à ériger l'immobilisme en dogme, à rapprocher la politique de l'incurie, à décrédibiliser l'action publique et à glorifier le conservatisme. Ce soir encore, j'éteindrai la télé face à la dérive qui semble irréversible de nos grand médias.

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25 février 2013 1 25 /02 /février /2013 06:12



EUROPE  L’accord conclu sur le projet de budget européen a débouché sur un compromis entre les partisans de la rigueur et les partisans de la croissance dont la France fait partie. Cependant, le compromis trouvé ne peut répondre positivement à la crise économique, sociale et politique qui accable l’Europe.

 


 

En effet, Non seulement la proposition de 960 milliards reste très en retrait par rapport aux préconisations initiales de la Commission Européenne (1033 milliards), mais elle accuse également une baisse historique par rapport au budget précédent (994 milliards). Si l’on prend en compte l’inflation sur la période, le recul est encore plus flagrant et la situation encore plus inquiétante. C’est la première fois dans l’histoire de l’Union européenne que le budget est en baisse et que la perspective de créer une relance européenne fondée sur les grands projets et les investissements d’avenir s’éloigne. En effet, la structure interne même de ce projet de budget est très conservatrice et ne dégage aucune réelle vision prospective pour l’Europe et, l'on ne peut que regretter le manque d’ambition pour les grands projets d’infrastructures ou encore la diminution des fonds consacrés aux plus démunis et notamment au tissu associatif qui joue un rôle essentiel dans ce domaine.

 

 

 

 

Un budget européen en hausse significative est pourtant une double nécessité: une nécessité économique pour répondre à la crise européenne par les investissements public et le pilotage stratégique de l’économie européenne; une nécessité politique pour l’Union Européenne qui n’est pas parvenue au bout du processus d’intégration des nouveaux entrants, qui peine à imposer une harmonisation sociale et fiscale des politiques nationales économiquement efficace et socialement juste, et qui surtout doit pouvoir s’appuyer sur un budget suffisant pour mettre en œuvre un véritablement gouvernement économique.

 

                            president-groupe-socialiste-europeeen.jpg                                                       presidente-verts-europeen-copie-1.jpg 

Hannes Swoboda, président groupe socialiste          Rebecca Harms, coprésidente groupe écologiste

 

 

Les parlementaires européens se doivent de rejetter ce compromis qui affaiblit trop manifestement l’idée même d’Union Européenne à l'image des chefs des principaux groupes politiques du Parlement européens (socialistes, libéraux, Verts et conservateurs) qui ont  tous les quatre  annoncé qu’ils refuseraient d’accepter « en l’état » ce budget. Cette prise de position marque d’ailleurs clairement la rupture avec l’idée que des politiques d’austérité, qui se trouveraient consacrées au niveau européen, pourraient  représenter une solution à la crise. Souhaitons que le Parlement européen puisse prendre toute initiative qui puisse aboutir à l’adoption d’un budget plus ambitieux à même de ramener l’Europe sur le chemin de la croissance.

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11 février 2013 1 11 /02 /février /2013 05:19

 

    Hopital-3.jpgLe drame de la maternité de Port Royal a frappé tous les esprits et mis en lumière les difficultés croissantes auxquelles sont confrontés nos établissements hospitaliers publics face aux déserts médicaux, aux désengagements de la médecine de ville et à la course à la compétivité-rentabilité.

 

                                  Hôpital 5


Les admissions aux urgences ont doublé en 20 ans (celle du CHU de Rouen pointe en tête de ce classement), les consultations et actes de tous types aussi, générant une augmentation d'activité que bien des filières souhaiteraient connaître. Paradoxalement, cela s'apparente ici à une asphyxie progressive faute de moyens, faute de personnels qualifiés, faute d'une structuration cohérente à l'échelle des établissements et des territoires. Pourtant, des réformes, il y en a eu en 20 ans dont le fameux HPST (Hôpital Patients Santé et Territoire) de Roselyne Bachelet qui sous couvert de qualité renforcée, aura réussi à saucissonner les établissements qui cèdent certaines branches lucratives au privé comme dans un vente à la découpe (voir le démantèlement du Havre); à briser certains potentats médicaux tous en créant de nouveaux mandarinats au sein des pôles médicaux; à mettre via une tarification unique tous les services en concurrence sous l'égide d'une rentabilité, peu en vogue dans les secteur des soins et stupide au regard des missions de l'hôpital public. Car l'enjeu majeur est bien ici dévoilé: l'hôpital PUBLIC a ceci de particulier qu'il répond sans préjugé, sans laisser-passer, sans contrepartie à tous ceux et toutes celles qui se présentent à lui, quelque soit son âge ou son origine. Cette mission unique d'intérêt général appelée MIGAC a un coût, un coût mal valorisé, mal repartie, rogné depuis des années.


                                         Hopital-1.jpg


En effet, la Droite n'aime ni hôpital, ni les fonctionnaires hospitaliers. Elle aura privilégié pendant 10 ans, l'activité privée médicale et chirurgicale au détriment d'un accès pour tous, quitte à payer sur les deniers publics les pots cassés, si la clinique adossée à l'hôpital coule (c'est le cas de Fécamp). durant cette période, L'Etat et ses services centralisés sous le sigle ARS auront surtout distribuer des cartons rouges au public, en conditionnant leurs financements à des plans d'économie drastiques voir suicidaires (CHU de Caen) dont la seule variable réelle est bien évidemment le personnel qui représente en moyenne 70% des dépenses. Si la Droite n'aime pas....., la Gauche ne l'avait pas gâté non plus l'hôpital lors de la mise en place des 35H. Cette réforme capitale du temps de travail n'a jamais été aboutie dans ce secteur faute de professionnels qualifiés en nombre suffisant et de financements des postes nécessaires à sa réalisation.

 

                                      Hopital-2.jpg


Au final, on assiste à un long supplice, infligée à un service public dont TOUS vantent l'importance, le professionnalisme et la pertinence en matière de cohésion sociale et territoriale notamment et, dont CHACUN oublie aussi vite que possible les engagements nécessaires. Car, l'hôpital souffre d'un manque d'investissements massifs pour répondre aux besoins notamment en hospitalisation de jour, d'un manque de professionnels qualifiés et formés, d'un manque d'attractivité (gagner le SMIC pour travailler  WE et jours fériés est peu motivant), d'une tarification partiale et destructrice (maternité du Belvédère) et seul point surlequel s'est engagé la ministre de la Santé.


 

Si notre santé a un prix, il ne faut pas que le prix à payer se fasse au détriment de notre santé. 

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Olivier MOURET - dans Santé
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Olivier-Mouret-UMA-Rouen.jpeg 

Bienvenue sur le Blog d'Olivier MOURET, mandataire de Maintenant La Gauche en seine-maritime, Adjoint au maire de Rouen en charge des Personnes âgées, président du groupe socialiste.

 

Contact : oliviermouret@yahoo.fr

 

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