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14 janvier 2013 1 14 /01 /janvier /2013 05:24

Thibault

                          Mailly.jpg                           

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                            Communiqué de Presse 13 Janvier 2013


                                         ACCORD SUR L’EMPLOI :

                 UN TEXTE DESEQUILIBRE QUI N’EST PAS ACCEPTABLE .


La CFE/CGC, la CFTC et a CFDT viennent de conclure avec le patronat un accord censé combattre le chômage et mettre en place une « flexi-sécurité » à la française.

Cet accord, qui doit encore être approuvé par les centrales syndicales, est rejeté par Force Ouvrière et la CGT, qui dénoncent des remises en cause massives des droits des salariés.


Cet accord n’est pas acceptable.

  • Il contient de nombreuses régressions sociales que les quelques avancées ne peuvent en aucun cas justifier.
  • l’accord prévoit des clauses contraires aux engagements de la gauche et du candidat à la présidentielle.
  • Il ne peut être qualifié d’accord majoritaire car il n’est pas signé par des organisations syndicales représentant une majorité de salariés, conformément à la loi de 2008.

 

Un texte déséquilibré en faveur du patronat.

En l’état, il est manifeste que ce texte est déséquilibré en faveur du patronat.


Côté nouveaux droits pour les salariés, doivent être salués plusieurs avancées non négligeables :

L’encadrement des contrats à temps partiel, l’institution de droits rechargeables à l’assurance chômage, le développement des droits à la formation et l’extension progressive des complémentaires-santé protègeront nombre de victimes du chômage et de la précarité.

La taxation des contrats courts est un premier pas, mais elle est totalement insuffisante et limitée aux CDD très courts-peu nombreux-, épargnant l’essentiel de ces contrats redoutables pour la précarité.


En regard, côté régressions sociales, la liste est longue et lourde : retour des accords «compétitivité emplois», licenciements facilités, limitation du recours au juge civil, mutations imposées facilitées….

Les accords de maintien de l’emploi, copies conformes des accords « compétitivité-emploi » proposés par Sarkozy pendant la dernière campagne et auxquels la gauche s’était fortement opposée, permettront qu’un accord collectif impose aux salariés des baisses de salaire et de temps de travail en cas de moindre activité. Ces derniers ne pourront plus invoquer les termes de leur contrat de travail, et seront licenciés en cas de refus pour motif personnel, non économique. Aucun plan social ne devra donc être mis en œuvre, même si des dizaines de salariés sont licenciés pour refus d’une baisse de salaire.

L’homologation par l’administration de la procédure et du contenu du plan social, et surtout le transfert au juge administratif de tout le contentieux de ce plan, remettront frontalement en cause les droits des comités d’entreprise de contester en urgence devant le juge civil la régularité et la validité des PSE. Il s’agit là pourtant du seul outil permettant aujourd’hui d’empêcher en amont des licenciements en cas de PSE dénué de tout plan de reclassement des salariés.

La facilitation des mutations imposées et la fixation de barèmes d’indemnisation des salariés en cas de conciliation aux prud’hommes suite à un licenciement seront un facteur de fort accroissement de la précarité et de modération de l’indemnisation des victimes de la vie économique.


Ces reculs sociaux majeurs ne peuvent être portés par la gauche.


Un accord que l’on ne peut qualifier de majoritaire et fondé sur une formule de dialogue social dépassée.


Si nous sommes favorables à la démocratie sociale, celle-ci ne peut se développer qu’en conformité avec les principes de représentativité et de majorité posés par la loi de 2008. Or, en l’état, un accord conclu côté syndical par la CFDT, la CFTC et la CFE/CGC, n’est pas valide dans l’esprit de la loi de 2008 voulue par les partenaires sociaux.

Les conditions de signature de cet accord posent un problème démocratique évident, puisqu’il intervient avant que ne soit connue courant 2013 la représentativité réelle des organisations syndicales au regard des votes des salariés dans les entreprises.


Les choix faits par les négociateurs de cet accord ne sont pas tous compatibles avec les engagements pris par la gauche lors des dernières campagnes présidentielle et législative.


Nous continuons de penser que le redressement économique et social pour lequel nous nous battons et auquel s’est engagé le Président de la République ne passera pas par un accroissement de la précarité des salariés et une remise en cause du droit du travail.

Dès lors, le gouvernement, puis le Parlement, vont devoir s’emparer de ce texte et du sujet global de l’emploi et du marché du travail. Il ne peut être question, selon nos principes constitutionnels, de priver la représentation nationale de son droit de débattre et de décider de l’orientation politique sur ces sujets essentiels pour nos concitoyens. C’est encore plus vrai lorsque l’accord conclu déborde la seule question du marché du travail pour trancher des options de fiscalité ou de financement de la protection sociale, ou qu’il pose, comme c’est le cas, des problèmes de constitutionnalité et de conformité à nos engagements internationaux et européens.


Emmanuel Maurel,membre du BN du PS, Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS, Jérome Guedj,député PS

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11 janvier 2013 5 11 /01 /janvier /2013 05:23

                       Taxi-en-colere.jpg

                                             Taxis en colère rue d'Elbeuf à Rouen


Les artisans taxis sont en colère et le moins que l'on puisse dire, c'est que cela est plutôt voyant et sonore. L'un des objets de leur courroux est une réforme du transport sanitaire (VSL), initiée par la CPAM via les ARS (Agence Régionale de Santé) qui les obligerait à répondre à des appels d'offres groupés, dans le but de faire des économies et qui aurait pour conséquence, d'éradiquer les taxis qui travaillent souvent de façon isolé mais qui ne peuvent répondre, faute de temps à ces appels complexes.

 


S'il est juste de s'attaquer au coût des transports sanitaires, il est surprenant de constater que le problème a été pris par le mauvais bout. En effet, la procédure de mise en place d'appels d'offres, pour plus de transparence, renforce paradoxalement les sociétés d'ambulances qui sont loin d'être toutes exemplaires en la matière, en leur donnant un quasi monopole. Il faut dire que l'enjeu est d'importance: avec le développement des consultations et des hospitalisations de jour, le coût des transport s'élève aujourd'hui à 3,5 milliards d'euros et par an. Vous vous doutez bien que ce pactole attire et que les fraudes sont nombreuses.

 


Alors au lieu de s'en prendre uniquement aux taxis, on ferait mieux de mettre tout à plat et, de mieux contrôler les prescriptions et surtout leurs applications, car de nombreux ambulanciers n'hésitent pas à transformer un transport assis en transport allongé qui bien évidemment est quatre fois plus rentable. Il faut donc savoir raison garder, remettre tout le monde autour de la table afin d'éviter que les taxis qui sont un service de proximité essentiel dans ce type de transport, ne soient les dindons de la farce.

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 06:03

                       PA maltraitée

 

L'affaire fait les gros titres depuis quelques jours, soulevant tour à tour stupéfaction et indignation: une vieille femme virée de sa résidence médicalisée pour cause d'impayés, et renvoyée sans armes mais avec bagages chez son fils qui s'est avéré être absent de son domicile, d'où un atterrissage après turbulences aux urgences locales. Avec les révélations sur ses enfants plutôt aisés et, sur le conflit financier qui les opposent à la direction de la maison de retraite, des voix "compréhensives" se font entendre pour atténuer cet acte . Que nenni, cet acte est odieux et irresponsable, mais malheureusement de plus en plus fréquent dans notre société.

 


Rappelez vous, il y un an jour pour jour, les gestionnaires de le résidence d'ARC V  à Rouen annoncent aux 40 résidents qu'ils doivent quitter les lieux dans les 10 jours; moyenne d'age de ces derniers: 90 ans. Et, les exemples se multiplient de tentatives heureusement souvent avortés, de contourner deux éléments fondamentaux: le code des familles qui protège les personnes âgées de plus de 75 ans et/ou fragiles ainsi que la justice, seule habilitée à prononcer une expulsion d'un domicile. Je rappelle ici que la chambre de la résidence médicalisée est considérée comme le domicile de la personne. Mais l'époque est à la transgression. Depuis un certain président qui s'amendait régulièrement des lois, chantre de la droite décomplexée, les patrons et les directions de tous poils se sentent pousser des ailes et, s'arrangent avec leur conscience pour justifier leurs actes. Toute éthique disparaît, toute humanité est éradiquée de leurs pensées.

 


Cela n'est pas sans parallèle avec les expulsions musclées de locataires par des propriétaires sans scrupules, qui n'hésitent pas à vider un logement de tous meubles et objets sans préavis et en pleine période hivernale. En effet, ayant en charge, à la ville de Rouen, le service d'hygiène et le logement insalubre, je suis effaré des comportements de certains propriétaires-bailleurs plus proches des marchands de sommeil qu'autre chose, qui avec ou sans contrat de bail, gèrent à leur façon les "logements" qu'ils louent aux plus précaires, prétextant bien souvent faire du social; ce qui justifient à leurs yeux tous les accommodements possibles avec la réglementation.

 


Triste époque en vérité, triste réalité d'une société qui vit sous la coupe des financiers, d'une société où les services de l'Etat qui tentent de préserver les droits de tous, sont bafoués à visage découvert. L'un des axes prioritaires de tout gouvernement devrait être aujourd'hui de renforcer les services qui contrôlent l'application des réglementations de tous types. Sinon, ce genre d'affaires se multipliera, n'éveillera plus les consciences et cela en sera fini de l'égalité pour tous que nous pronons. 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 14:53

 

                                          depardieu nechin

                                                    Depardieu à l'épicerie de Nechin

 

Tribune publiée dans l'Humanité de Patrick Brody, Gérard Billon, Raymond Vacheron, Jean-Claude Branchereau, Jean-Claude Mamet, syndicalistes CGT.

 

Vous qui volez au secours de Gérard Depardieu, dans quel pays et quel monde vivez-vous ?


Depardieu décide de s'exiler pour des raisons fiscales en Belgique, un premier ministre juge cette attitude minable, et le débat s'emballe.


C'est quelquefois autour de faits divers qu'émergent des débats politiques de fond qui traversent la société.


Marie-Antoinette souleva le peuple français, en lançant son méprisant : « Qu'on leur donne de la brioche. » Plus récemment, c'est un pauvre vendeur à la sauvette, brutalisé par la police de Ben Ali qui déclencha la révolution tunisienne. Ce qui est posé à travers l'affaire Depardieu, acteur de talent et populaire, c'est le comportement indécent des très riches, alors que l'accroissement des inégalités atteint un point jamais vu depuis 1945. En effet, l'écart entre les très, très riches et l'appauvrissement des classes populaires se creuse de plus en plus. La peur du lendemain taraude ces mêmes classes. De ce point de vue, permettez aux syndicalistes que nous sommes, nous qui luttons au quotidien pour la justice sociale, de nous immiscer dans ce débat pour dire notre écoeurement, notre rage à ceux qui viennent au secours de Gérard Depardieu.


Florilège non exhaustif. Charles Berling nous assène : « Il fait ce qu'il veut de son argent. » (Ah bon, quelqu'un l'en a empêché?) « Le procès qu'on lui fait, c'est du maccarthysme », enfin, «Catherine Deneuve, qui est une grande dame, a eu le mot parfait ». Diantre, qu'a-telle pu nous dire toute tremblante ?


Catherine s'interroge : « Qu'auriez-vous fait en 1789? » Notons que les mêmes propos sont repris par le lunetier Afflelou le lendemain. Nous sommes héritiers des sans-culottes Madame, et nous ne regrettons pas l'Ancien Régime où les paysans étaient tyrannisés par l'impôt. Quant à Stéphane Guillon, il nous balance comme un banal Jean-François Copé: « Le salaud de riche est dangereux.» On pourrait continuer car les soutiens à la figure emblématique du cinéma français sont nombreux. Mais bon sang, dans quel pays vivez-vous ? Dans quel monde êtes-vous ? Êtes-vous coupés à ce point des réalités du quotidien de la population pour ne pas vous apercevoir que vos propos sont outrageants, blessants, révoltants au regard de ce que vivent des millions de concitoyens qui sont aussi parfois votre public ? En deux mots, leurs conditions d'existence sont celles-ci : 8 millions de pauvres, salariés ou pas, à moins de 854 euros !


3 millions de salariés au Smic (1 121 euros net) ! 5 millions de chômeurs, développement à outrance de la précarité du salariat, etc. Face à cette situation sociale que subit dans l'angoisse, la désespérance, une grande partie de la population : 0,01 % des Français soumis à la taxe (75 %) sur les hauts revenus ! Celle-ci étant provisoire pour deux ans, et pour des revenus d'activité supérieurs à 1 million d'euros, soit 1500 Français. A votre corps défendant, vous vous êtes faits, et nous touchons là au problème de fond, les hérauts d'un poujadisme anti-impôts qui étranglent les riches, en oubliant au passage que Roosevelt a instauré aux Etats-Unis un taux marginal d'imposition allant jusqu'à 90 %, et ce, pendant vingt-cinq ans! Si le Medef et la droite se sont emparés du cas Depardieu dont en réalité ils se moquent comme de leur première action en Bourse, c'est qu'ils ont trouvé là le cas idéal (acteur d'origine populaire) pour pousser à l'avantage ; faire reculer le gouvernement qui est plus qu'hésitant sur les mesures sociales d'urgence à prendre. Nous ne sommes pas dupes de la manoeuvre. Eric Woerth, l'ami des Bettencourt, défendant à la télévision Depardieu, pour en réalité protéger Bernard Arnault, première fortune de France, et tous les grands patrons du CAC 40.


Voilà leur objectif. Quant à nous, votre public, nous aimons les acteurs que vous êtes, continuez à nous émouvoir, à nous faire rire ou pleurer grâce à votre talent, mais par pitié, ouvrez les yeux, regardez le monde tel qu'il est, sinon vous participerez à terme, comme d'autres élites de ce pays, à ce que s'effectue une coupure irrémédiable entre le peuple et vous.


D'ailleurs, nous n'en doutons pas, pour certains d'entre vous, on se retrouvera dans la rue pour le mariage pour tous, peut-être pour le droit de vote des immigrés. Cependant, la gauche, c'est avant tout celle de Jaurès, du Front populaire, du Conseil national de la Résistance, des grévistes dans les usines de mai-juin 1968, des manifs de 1995, de 2003 et 2010 pour le droit à partir en retraite à soixante ans. La gauche, c'est la « sociale », la justice, l'égalité. C'est sur le social que le peuple de notre pays attend des réponses, des améliorations importantes et immédiates.

 

Pour cela, il faudra bien s'attaquer à la finance, aux hyper- riches pour répartir les richesses autrement.


Nous syndicalistes, nous ne voulons pas, comme le héros du Guépard de Visconti, « que le pouvoir politique change pour que tout reste comme avant » ! En fin de compte, Depardieu n'est qu'un écran de fumée, mais c'est aussi un révélateur de la peur des élites, des puissants, des privilégiés que la gauche fasse ce que le peuple attend d'elle. Nous avons la faiblesse de croire que François Hollande a été en grande partie élu grâce à son discours du Bourget où il avait désigné clairement son ennemi. Dans les combats à venir contre la finance, nous serons là pour le lui rappeler.

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31 décembre 2012 1 31 /12 /décembre /2012 05:18

Je voulais vous parler de Karima et d'Yvon qui, chacun à leur façon en menant des luttes exemplaires, représentent mes coups de coeur de l'année 2012. Par la même, je ne souhaite pas céder  au syndrome des bilans, remises et lauriers en tout genre; je laisse cela à des gens plus sérieux que moi. Mais juste avant d'ouvrir un nouveau chapitre de notre histoire, les remercier tous les deux de leur humanité et de leur abnégation.


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Karima Soulemani m'a appelé le 6 janvier dernier, m'expliquant l'éffarant destin annoncé des personnes âgées d'Arc V, promises à la rue dans quelques semaines. Pourquoi me diriez-vous ? par cupidité avant tout, par négligence et incompétence aussi. Une histoire de gros sous, de défiscalisation, de boites dans des boites, de faillites volontaires et de procès à tous les étages. Et nos anciens là-dedans ? Tout le monde s'en moque, à l'exception du personnel qui fera preuve d'une belle empathie pendant les six mois de prolongation d'activité, avant d'arriver à reloger dignement les 42 résidents restants. Tout cela aura été orchestré par Karima qui, sans jamais rien lacher, au mépris de sa santé et dernière représentante de l'administration, a choisi elle de faire passer les vieilles personnes d'abord. Elle a frappé à toutes portes et peu se sont ouvertes, mais cela a fini par payer. Alertée par Valérie Fourneyron, la Préfecture réagit et diligente une commission chargée du relogement et de mettre la pression sur la société gestionnaire. Karima qui est toujours restée dans l'ombre, explique chaque situation, chaque contexte familial, interpelle la presse, informe et rassure les familles, pleure en silence et puis .... ferme la porte un soir de juin, une fois le devoir accompli.

 

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Yvon Scornet est lui en pleine lumière, sous les feux des projecteurs, des caméras et des micros depuis plus d'un an maintenant et, je crois que cela n'est pas tout à fait terminé. Certes, Yvon n'est pas l'unique représentant de l'intersyndicale des ex-Petroplus et je pense à chacun d'entre eux mais, Yvon incarne à lui tout seul les nouveaux héros de nos sociétés modernes. Pourquoi en sommes nous là ? par cupidité... tiens tiens !! par incompétence... encore!!! par appât du gain... toujours! Et l'on voudrait nous faire croire que les patrons sont des êtres supérieurs qui assurent emploi et bonheur à leurs salariés dans une vision sociétale idéalisée. Pauvres pigeons que nous sommes ! Voyez je m'emporte ! Yvon, lui ne se fâche jamais, quelque soit l'interlocuteur, puissant ou humble; il égrène inlassablement ses problématiques, ses propositions, ses souhaits avec une lucidité peu commune. Yvon est un grand homme, "un être humain" dirait Jean-Luc. A l'instar de ses collègues, de leurs familles et de tous les soutiens, je lui souhaite de réussir le 5 février prochain puisqu'il a survécu au 16 octobre dernier (!).


A tous les deux, un dernier merci pour les belles personnes que vous êtes et une bonne année à tous.

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Olivier MOURET - dans Rouen
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22 décembre 2012 6 22 /12 /décembre /2012 08:24

 

 

                              maintenant-la-gauche-haute-normandie-reunion-louviers-emman.jpg

 

Le mercredi 19 décembre 2012 à Louviers, Emmanuel Maurel et Marianne Louis sont venus débattre avec les militants de "Maintenant La Gauche" de Haute-Normandie emmenés par les mandataire fédéraux Sophie Buquet  pour l'Eure et moi-même pour la Seine-Maritime.

 


Le débat fut riche et, nous avons tous convenu collectivement que les militants qui se reconnaissent au sein de  "Maintenant La Gauche" soutiennent avant tout la mise en oeuvre des 60 projets du président Hollandes et l'action du gouvernement mais, qui regrettent les le recul face aux fameux patrons "pigeons" et surtout la mise en place du "pacte de compétitivité" dans la précipitation et sans aucune concertation. 

 

 

A retenir cette phrase d'Emmanuel Maurel qui avait recueilli un beau et inattendu 28% lors du vote pour le poste premier secrétaire du PS face à Harlem Désir:"On ne gène pas le gouvernement, on gène le patronat et ceux qui ne veulent pas du changement".

 

Petroplus-Maintenant-La-Gauche-Nicolas-Vincent-Yvon-Scornet.jpg

 

 

Plus tard dans la soirée, les Petroplus  de retour de Matignon nous ont rejoint afin de débattre autour de l'avenir de la Raffinerie de Petit-Couronne. La possibilité d'une nationalisation temporaire a été réaffirmée. Cette proposition faite depuis plusieurs mois par "Maintenant La Gauche" notamment dans la motion 3 lors du dernier Congrès du Parti socialiste, est aujourd'hui reprise par de nombreuses personnalités syndicales et politiques qui souhaitent comme nous que certains secteurs stratégiques de notre industrie ne disparaissent pas de notre territoire.

 


Je tiens à remercier Emmanuel Maurel de son écoute, en souhaitant que les propositions qu'il porte avec nous et, qui constituent les attentes sociales fortement exprimées par les électeurs de gauche le 6 mai dernier, soient enfin déclinées par le gouvernement.  

 

 

Merci à Marianne Louis et Emmanuel Maurel de leur disponibilité !

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 05:38

 

                                         Camion-dans-la-ville.jpg

 

Insidueusement, subrepticement, un à un, puis en groupe organisé, ils déjouent peu à peu le plan imaginé au lendemain de l'incendie du pont Mathilde, étirant les mailles d'un filet de plus en plus élastique, faute de moyens pour en raccommoder les accrocs qui apparaissent déjà.

 


Depuis bientôt deux mois, les habitants de l'agglomération rouennaise ont changé leurs habitudes, contraints et forcés de s'adapter à la nouvelle donne en matière de circulation locale. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que nos concitoyens ont fait preuve de réactivité et de civisme la plupart du temps, en empruntant massivement les transports en commun, notamment ceux en site propre. Ils ont aussi applaudi au retrait des poids lourds du centre ville et plus particulièrement des quais et, félicité les forces de l'ordre en charge de la fluidité du trafic.

 


Las, le lobbying des transporteurs, attisé par une CCI irresponsable s'est intensifié chaque jour auprès de la Préfecture et des élus locaux de tous poils, espérant arracher un assouplissement d'un dispositif assez peu contraignant pourtant au regard de son efficacité. Et pourtant, sans tambours ni trompettes, la Préfecture a retiré peu à peu les effectifs de police nationale et de gendarmerie affectés à la régulation que se soit à la sortie du Pucheuil sur l'A28 ou sur les quais, rendant vain le travail de la police municipale de Rouen qui régule notamment le boulevard industriel rive gauche au niveau de la Carsat. Les camions s'immiscent partout, reprenant le terrain perdu, s'emparant même des quais hauts, allant jusqu'à détruire le câble d'alimentation du métro lundi dernier, rajoutant des perturbations aux difficultés croissantes.

 


La belle solidarité affichée par tous les acteurs gestionnaires de voirie, vole en éclats aujourd'hui par ennui, par manque de volonté ou de moyens, par calcul parfois. Les files de voitures entremêlées de camions coupables mais impunis, s'allongent sur la voie "rapide" qui bordent le CHU, remontant parfois jusqu'au tunnel de la Grand-Mare. Des camions, souvent étrangers, s'engagent dans des voies impraticables, trompés par des GPS qui n'ont pas intégrés l'arrêté d'interdiction de transit.

 

                                            Préfecture 76


Alors quelqu'un va-t-il réagir à ce retour massif des poids lourds? Rien... il ne se passe rien, les représentants de la ville prêchent dans le désert auprès d'autorités aux abonnés absents, habituées à faire traîner en longueur nombre de dossiers espérant que la lassitude gagnera aux points.


                              Prefet-du-76.jpg


 

Monsieur le préfet, il est temps de prendre vos responsabilités, d'assumer la charge qui la vôtre, de maintenir en l'organisant un plan de circulation viable dans notre région. Tout autre attitude pourrait s'apparenter à des troubles à l'ordre public. 

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 21:20

                             

 

                         R-Ump.jpg

 

 

Mesdames et messieurs ......Plus fort qu'"Apocalypse Now", plus sanglant que "Shinning", plus torride que "Basic Instinct", plus épique que "le Seigneur des Anneaux", plus haineux que "Inglourious Basteds", plus imbécile que "les Sous-doués à Sciences-Po", la bataille pour le  trône de l'UMP a atteint des sommets que nul commentateur politique avisé ou déjanté n'aurait pu imaginer.



Un mois de règlement de comptes en direct, de vaisselle cassée en vrac, d'anéantissement total d'un édifice patiemment construit par Jacques, Alain, Nicolas et leurs amis, réduit en miettes, éparpillé façon puzzle, pulvérisé à tous vents. Un mois de cris, de larmes, de crises d'hystérie, de rebondissements, de comptes en décomptes, de commissions au nom exotique "COCOE" au plus terre à terre "CONARE". Rien ne nous aura été épargné: la rigidité de Copé, la couardise de Fillon, la syncope de Pécresse, la délicatesse de Charon, le sauvetage raté de Sarkozy, la désertion de Juppé. Même les journalistes ne savaient plus quoi ......devant toute cette déliquescence indécente d'un système démagogique de haute précision qui avait conduit la droite à remporter trois élections présidentielles successives de 1995 à 2007.



Et voilà, qu'à la veille de cette date anniversaire de la "Guerre des François" et, d'un référendum parlementaire interne non officiel et non consultatif, pour savoir s'il vaut mieux revoter de suite, demain ou jamais; on nous annonce sans effets, sans fumée blanche, ni trompettes que les deux Zozos du panier au bout d'une demi douzaine de rencontres les yeux dans les yeux sans jamais conclure, auraient d'un seul coup décidé de faire ami-ami, comme si de rien n'était, plantant là leur public qui se perdait en conjoncture sur l'évolution du scénario, sur les apparitions des "guest stars" à venir telles Morano ou Balkany, bref une véritable queue de poisson finale qui désespère les fans massés sur les réseaux sociaux dans l'attente d'un nouvel effet papillon prompt à éradiquer le parti conservateur du défunt Général.

 


Déjà, les militants se soulèvent dans tout le pays, réclamant l'arbitrage du Saint Père Nicolas et l'abandon du mariage de raison à défaut de pouvoir empêcher celui pour tous, se flagellant par avance d'une si longue attente avant la saison 2 programmée à l'automne prochain, le 15 septembre précisément. R-Umpez les rangs !!

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14 décembre 2012 5 14 /12 /décembre /2012 06:11

 

                                       Haut-fourneau.jpg

Chaque jour qui passe nous montre à quel point l'accord passé entre Mittal et le gouvernement était un marché de dupes. L'accord étant donc caduque, le conflit repart de plus belle entre les salariés et une direction autoritaire mais avant tout cupide. Plus que jamais la position défendue par "Maintenant la Gauche" doit être entendue. Il y a quelques jours, nous avions rendu publique notre position dans ces termes:

 

"Maintenant la Gauche"  courant représentant l’aile gauche du Parti Socialiste, déplore que cinq jours seulement après l’accord conclu sur l’avenir du site de Florange entre le Premier Ministre et Arcelor-Mittal, le groupe Mittal n’a comme on pouvait le craindre aucune intention de respecter ses engagements.

Ce revirement aussi précoce remet en cause l’accord global conclu il y a moins d’une semaine ainsi que le maintien des hauts fourneaux sur le site de Florange et relance donc la solution de la nationalisation, ainsi qu’il a été dit aux représentants des salariés en cas de non-respect des engagements par Arcelor-Mittal.

Monsieur Mittal n’est pas un industriel mais un financier qui se sert de l’Europe comme espace d’ajustement de ses décisions économiques en fonction du coût de l’acier. Cette annonce par la commission européenne du retrait du groupe du projet UCLOS est un signe patent de sa volonté de fermer à terme le site.

La nationalisation temporaire demeure dès lors plus que jamais d’actualité et doit être remise sur la table des négociations.

C’est pour étudier cette nouvelle donne que nous demandons qu’un Bureau National exceptionnel du Parti Socialiste soit réuni. Le communiqué de presse issu du dernier Bureau National affirmait qu’ «en cas de manquement aux engagements pris, toutes les options légales et les outils publics pourraient être activés, ainsi que l’a rappelé le Président de la République. »

C’est de cela que nous devons désormais tous rediscuter. Il en va de l’avenir de nos emplois, de notre industrie, du redressement productif et de la résorption de la balance commerciale du pays…mais aussi de la crédibilité de la Gauche à agir face à la logique de la seule rentabilité financière à court terme.

Emmanuel Maurel et les membres du Bureau de Maintenant la Gauche

 


Une pétition est lancée pour que les engagements soient tenus sur Florange.

 
http://sauvonsflorange.wesign.it/fr

Merci à tous de signer et de faire circuler dans votre entourage
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13 décembre 2012 4 13 /12 /décembre /2012 05:39

                                                  Ravi-de-la-creche.jpg

 

Plus connue pour ses chocolats et pour une propension à la division politique récurrente qui ferait presque passer l'UMP pour des amateurs, la Belgique, pays accueillant et au demeurant fort sympathique vient d'un seul coup de menhir, de passer du triple A de la respectabilité à l'humiliation d'un triple D de la Dégradation, renvoyé au rang d'états banksters tel le Lichtenstein ou les iles Caiman. Il faut dire qu'en accueillant Gégé sur son territoire, notre voisin prête le flanc à toute une série de coups de bâtons. En effet, Gégé qui n'est pas gros mais enveloppé, est beaucoup moins lisse qu'un autre exilé fiscal célèbre: Bernard Arnault. Si l'objectif poursuivi est le même pour les deux hommes et tout aussi condamnable: échapper à l'effort national visant à rétablir un juste partage du redressement financier de notre pays, les multiples dérives de Gégé la dégringolade auraient du alerter nos amis d'Outre-quiévrain qui n'aspirant qu'à la tranquillité, vont se retrouver plus souvent qu'à leur tour sous les feux de l'actualité d'un Gégé le franchouillard, hâbleur et petomane, ami des dictateurs et des bitures au gros rouge qui tâche.

 


Plus sérieusement, ce triste sire nous rappelle que l'Europe qui se mue bien (trop) souvent en unique chevalier de la rigueur budgétaire, ferait mieux de se mêler de justice fiscale en son sein, de l'équilibre de la contribution de fonctionnement de ses états membres et, d'arrêter de passer pour le ravi de la crèche bien que ce soit la période, dans le libre échange mondialisé.

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Bienvenue sur le Blog d'Olivier MOURET, mandataire de Maintenant La Gauche en seine-maritime, Adjoint au maire de Rouen en charge des Personnes âgées, président du groupe socialiste.

 

Contact : oliviermouret@yahoo.fr

 

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